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Marc, le 08/03/2012 a écrit :
Bonjour Monsieur,
Une question anecdotique mais qui a tout de même son intérêt :
dans un modèle DCF, si vous dite qu'à l'infini le taux d'inflation est de 2% et la croissance du PIB de 1%, çà veut dire que votre taux nominal est proche de 3% (1,02 * 1,01)
Etant donné qu'avoir une croissance réel sur le long terme de 1% m'apparait une valeur "minimaliste" enfin il faut l'espéerer.
Ca veut dire que mon taux de croissance à l'infini doit être de 3% ce qui donne souvent des valeurs terminales trop importantes (même après actualisation au WACC) ce qui enlève souivent toute sa pertinence au DCF....Comment contourner ce problème , si c'est possible ??
Merci pour vos réponses
Vous êtes au coeur de la problématique DCF !
L'hypothèse de flux normatif et le choix d'une taux de croissance à l'infini condtionne en général plus des 2/3 de la valeur d'entreprise issue d'un DCF. Pour cette raison un horizon de transition qui se traduit par une baisse progressive de la rente en fonction du secteur parait plus intéressant conceptuellement.
Je vous renvoie aux pages 132 et 133 de la 3ème édition de l'ouvrage qui abordent ce sujet
Bonne continuation
Montasser, le 26/12/2011 a écrit :
Cher Professeur,
Je suis en train de valoriser une societe de services financiers (financement pour les particuliers et les professionnels d'achats de voitures, meubles, immobliler, engins...)
J'ai lu (notamment sur le site du professuer Damodaran) que la methode pour valoriser les societes financieres et autres banques est celle du "Dividend Discounted".
Sachant que la societe que je valorise est non cotee et que je n'ai pas d'idee sur le payout ratio, puis-je faire l'approximation d'actualiser l'integralite du resultant net.
En vous remerciant d'avance pour votre aide precieuse.
Montasser Khelifi (Un de vos anciens eleves a Sciences Po)
Bonjour
La valorisation d'un établissement bancaire mériterait en soit un livre, surtout dans les conditions de marché actuelles. Néanmoins pour répondre à votre question, les analystes ont l'habitude d'utiliser pour une activité de crédit l'actualisation du Résultat d'exploitation après coût du risque et après impôt minoré des besoins de capitaux propres nécessaires au respect des ratios réglementaires (Bale II ou III) liés à l'activité et au type de risque encouru.
La simple actualisation des résultats nets ne tient pas compte des exigences des capitaux propres liés au développement de l'activité
Bonne continuation
Montasser, le 13/12/2011 a écrit :
Cher professeur,
quel taux d'actualisation utiliser pour valoriser une obligation cotee et pouvoir ainsi comparer sa valeur "theorique" a sa valeur de marche ?
En vous remerciant d'avance.
Bonsoir
Si l'obligation est cotée, le mieux est de calculer son taux de rendement actuariel implicite sur la base de dernier cours et de regarder s'il vous parait cohérent avec votre estimation du coût de la dette de la société compte tenu de son risque. Si la cotation n'est pas significative, il faut alors actualiser les flux de l'obligation au coût de la dette qui doit être cohérent avec le rating de la société
Bonne continuation
IBTISSEM, le 04/12/2011 a écrit :
Salut Mr,
je vous remercie enormément pour votre livre trés intéressent.
En effet, je suis une doctorante en finance et je m'intéresse beaucoup aux opérations de F&A et je suis entrain de chercher un sujet de thèse pertinent. Est ce vous pouvez me proposer un sujet de thèse ou m'aider à chercher un sujet.Je serai reconnaisante.Merci d'avance pour votre aimable assistance.Cordialement Rouine Ibtissem
Bonsoir
Il m'est difficile de vous proposer un sujet sans connaître précisément vos centres d'intérêt.
Je pense néanmoins que l'analyse de l'évolution entre 2007 et 2011 des modalités de paiement (cash/titres/mixte) dans les opérations de F&A de plus de 50 M€ pourrait être intéressante
Bonne continuation
Olivier, le 26/09/2011 a écrit :
Bonjour Professeur,
Dans une réponse à une question précédente vous dites: "Le lien réside dans la valeur actuelle des synergies attendues dont une partie est rétrocédée aux vendeurs pour les inciter à céder leurs titres à l'acquéreur."
Pourriez-vous approfondir les points suivants:
- comment fixez-vous concrètement le taux d'actualisation pour obtenir la valeur "actuelle" des synergies?
- disons qu'une fois cette opération effectuée les 2 parties soient d'accord sur la valeur des synergies attendues, à partir de là je me demande comment se partage la valeur: 50% pour l'acheteur (cadeau du vendeur) et 50% pour le vendeur (50% ajouté au prix de vente), 100% ajouté au prix de vente?
- existe-t-il des techniques fiables pour mesurer les couts de "distraction"?
Merci d'avance, et merci pour votre livre référence!
Bonsoir
Merci de votre question
Le taux d'actualisation des synergies doit être a minima le wacc de l'activité qui est en cours d'acquisition qui reflète le niveau de risque anticipé du business. Comme les synergies peuvent jugées plus risquées que l'activité habituelle de la société, certains majorent le taux d'actualisation d'une prime supplémentaire de 2 à 3 points.
Le partage des synergies ne concerne que les opérations en titres dans lesquelles la création de valeur liée au rapprochement se partage proportionnellement à la détention du capital post opération
Une répartition forfaitaire de type 50/50 n'a pas beaucoup de sens, à l'image d'un mariage dans lequel on s'interrogerait sur les apports respectifs entre chaque conjoint ! Dans les opérations en cash, c'est l'acheteur qui fixe, à travers la prime de contrôle qu'il est prêt à payer, la quote part de synergies qu'il rétrocède au vendeur en amont. Mais après, tout est pour lui !
Enfin, il n'existe pas de techniques fiables pour quantifier les couts de distractions : ce sont à la fois des coûts cash (salaires des équipes, frais de conseil) et des couts d'opprtunité (le management ne s'occupe plus que du deal et moins de faire croître les ventes...)
Bonne continuation !
Edouard, le 08/08/2011 a écrit :
Bonjour M. Ceddaha,
Je suis étudiant en Corporate Finance à l’ISC Paris. Votre livre est une bible, il m’a beaucoup aidé à préparer mes entretiens et je vous en remercie.
Ma question concerne la création de valeur. Je suis actuellement en stage, et je réalise des valorisations par DCF sur des entreprises chinoises cotées. Dans l’ensemble, on peut constater que ces entreprises ont des bilans très solides. Certaines ont même une trésorerie tellement importante, que leur dette nette est négative (net cash) et ramène leur VE sous la valeur comptable de leur AC. Cependant, les résultats nets sont plus que positifs et il y a donc une création de valeur (free cash flow positifs). On obtient donc VE
Je vous remercie pour votre réponse.
Edouard
Merci pour votre mail et vos remarques.
Votre question pose le sujet de la pertinence des bilans comptables des entreprises chinoises et du référentiel comptable utilisé. En effet, si la valeur actuelle des flux futurs d'une entreprise est durablement inférieure à la valeur comptable de son actif économique, soit votre taux d'actualisation est trop élevé, soit le montant comptable de l'actif économique (et notamment celui correspondant aux immobilisations incorporelles) est trop élevé et doit être deprécié car sa valeur est très inférieure au montant inscrit dans les comptes. Comme quoi toute évaluation doit commencer par une bonne analyse financière !
Bonne continuation dans vos travaux
Antoine, le 04/08/2011 a écrit :
Bonjour,
J'ai parcouru votre 3ème Edition avec intérêt dans le cadre de ma future formation SFAF.
Vous indiquez que la formule du MEDAF permet de calculer Kcp (rentabilité exigé par les actionnaires, soit le coût des capitaux propres).
Dans le Vernimmen 2010 p707, autre ouvrage de référence, le MEDAF est présenté, de façon tout aussi claire, comme la formule permettant de déterminer le coût du capital (autrement dit, le cout du financement global de l'entreprise, le CMPC en somme)
Et là, je suis perdu.
Cout des fonds propres (cost of equity) ou cout du capital (wacc) avec le MEDAF ?
Merci de votre réponse
Antoine
Bonjour et merci de votre question. Le principe du MEDAF peut se décliner sur tout type de taux de rendement exigé que ce soit le coût des capitaux propres, le coût de la dette ou le coût du capital. Il est fondé sur l'idée que le taux de rendement exigé par un investisseur diversifié dépend de la rémunération du temps et d'une prime de risque qui dépend elle même du niveau de risque de l'actif et en particulier de sa sensibilité au risque systématique c'est -à dire au risque non diversifiable.
Bonne continuation !
Regis, le 28/05/2011 a écrit :
Bonjour,
Lorsque l'on veut evaluer une societe par la méthode des DCF, et que cette société prévoit une forte croissance pour les 5 années futures (Business Plan), quel taux de croissance à l'infini faut-il prendre pour la valeur terminale ?
Un taux proche de la croissance du BP (donc fort) ferait exploser la valeur terminale, et un taux de 2% à 3% (généralement ce que l'on observe dans les rapports d'experts) semble incohérent par rapport au Business Plan.
Merci pour vos conseils.
Cordialement
Merci pour votre question.
Comme vous l'indiquez la croissance à l'infini ne peut être identique à la croissance vigoureuse des années de l'horizon explicite. On ne passe pas d'un coup de 15% de croissance par an à 2% à l'infini!. Il convient de ménager un horizon de transition dans lequel la croissance ralentit les marges se stabilisent voire baissent, le BFR se réduit ainsi que le niveau d'investissement.
Cet horizon de 3-5 ans permet ensuite d'arriver au flux normatif qui représente en effet la capacité de l'entreprise à maturité de générer un cash flow avec une croissance nominale faible. Si une entreprise de la zone euro croit à l'infini à plus de 2%, elle croit plus vite que son économie de référence et donc va devenir plus grosse que Siemens !
Bonne continuation
Régis, le 03/05/2011 a écrit :
Bonjour Monsieur,
Lorsque ROCE = TRI doit-on conclure que l'Actif Economique ne produit pas de valeur et n'en détruit pas ?
Mais si dans le même temps ROCE = TRI > Wacc il y a bien création de valeur ?
Comment donc interpréter ROCE = TRI ?
Merci par avance pour votre réponse.
Cordialement
Bonsoir
Merci de votre question
Il ne faut confondre le TRI d'un projet donné et le WACC d'une entreprise dans sa globalité. Le TRi d'un projet est en réalité le ROCE marginal de l'actif économique investi dans ce projet. Par conséquent si le TRI d'un projet ou son ROCE est supérieur à son wacc qui peut être différent du wacc moyen de l'entreprise car le projet présente un risque différent du risque moyen de l'entreprise, il y bien création de valeur.
Si le projet présente un TRI ou un ROCE égal à son cout moyen pondéré du capital, le projet ne créée ni de détruit de valeur, il vaut son actif économique comptable
Bonne continuation !
Pierre, le 23/02/2011 a écrit :
Monsieur,
Je m'intéresse de près aux décotes minoritaires (et leur pendant,la prime de controle). Quelles sont les évolutions depuis les dernières années et comment pensez vous qu'elles vont évoluer?
Pensez vous que certains éléments de la crise peuvent renforcer ou diminuer leur valeur?
En effet, les théories sur ces décotes (et sur les primes majoritaire) sont nombreuses, mais il est difficile de trouver des informations sur l'actualité...
Merci infiniment.
Pierre
Merci de votre question sur un sujet important. Je vous renvoie à l'étude de 2009 sur le traitement des minoritaires en période de crise disponible sur le site de la SFEV (www.sfev.org) ainsi que celle mentionnée dans la bibliographie du chapitre 10 de la troisième édition qui est très complète. Selon moi, la crise a rendu l'aversion au risque d'illiquidité plus importante et donc être minoritaire dans une société illiquide ou non cotée se traduit par des décotes plus élevées que par le passé. de façon symétrique, les primes de contrôle constatées récemment lors d'opérations boursières sont facialement plus élevées que les moyennes historiques proches de 25%.
Bonne continuation
Sophie, le 20/09/2010 a écrit :
Cher Professeur,
La crise economique et financiere ayant sensiblement modifie les perspectives de croissance en Europe occidentale, quel taux de croissance infini vous parait-il desormais le plus adapte lors d une valorisation DCF?
Merci d avance
Chère Sophie,
Le taux de croissance à l'infini qu'il convient d'utiliser dans un DCF ne doit pas être supérieur au taux de croissance anticipé par les économistes dans la zone géographique de référence de l'entreprise. Pour la zone euro, ce taux est compris entre 0,5 et 1% en nominal.
Franck, le 22/12/2009 a écrit :
Bonjour Monsieur,
Je suis lecteur de la première édition de votre ouvrage. Je dois évaluer l'actif économique de plusieurs filiales étrangères opérant à 100% sur un marché local, en devise locale. J'ai à ma disposition un business plan correspondant à un scenario "nominal". Pour faire l'évaluation, je dois déterminer un taux d'actualisation et faire des variantes pondérées du scenario. Pourriez vous m'indiquer quelques risques doivent être couverts dans les scenarios et quelques sont ceux pris en compte par le processus d'actualisation (beta et prime de risque) ? Puis-je appliquer un béta "secteur" déterminé au niveau mondial à chacune des entités ? Enfin, la prime de risque étant volatile (site Vernimmen.net), dois je prendre une valeur moyenne historique (4.8% par ex) ou une valeur ponctuelle (6% ???) ?
Merci de votre aide et pour votre ouvrage.
FP
Merci de votre mail et pardon de mon retard lié à la trève des confiseurs !
Les variantes opérationnelles que vous devez utiliser correspondent aux principaux risques que vous avez identifiés sur le business plan qui vous a été remis : risque d'une moindre croissance, d'une croissance moins rentable, d'un surcroit d'investissement. Devise locale, taux sans risque local et prime de risque locale, ce qui peut être difficile à trouver. Pour cette raison les praticiens convertissent les flux en euro et ajustent le taux sans risque de référence euro d'un spread souverain(écart entre le taux de rendement d'une obligation émise par le pays de la filliale et celui d'une obligation à long terme de la zone euro) qui mesure le risque pays lié à l'économie locale. Vous pouvez appliquer un beta sectoriel identique car il représente la sensibilité au risque systématique, dont on peut penser qu'elle est homogène d'un pays à l'autre en économie ouverte. La prime de risque doit être la dernière prime disponible pour être cohérent avec les flux utilisés dans le plan d'affaires qui sont liés à l'état de l'économie.
Bonne continuation et meilleurs voeux
Isabelle, le 15/09/2009 a écrit :
Comment couvrir le risque de change dans des operations de fusions acquisitions? Y a t-il des risques de changes?
Bonjour,
Il y a deux solutions en fonction de la stratégie de l'entreprise vis à vis du risque de change patrimonial c'est à dire sur le bilan de l'entreprise
Cas n°1: La société ne couvre pas son risque de change patrimonial, considérant qu'il est intégré au risque de projet (c'est la majorité des sociétés)
Cas n°2: la société couvre son risque de change patrimonial en finançant ses acquisitions par de la dette dans la même devise ou par des dérivés
Une solution plus élégante consiste à s'endetter synthétiquement en devises via un endettement en EUR swappé en devises au jour du paiement.
Comptablement, dans le cas n°1, les gains ou pertes sur positions patrimoniales ne passent pas par le compte de résullat.
Dans le cas n°2, la société peut invoquer la comptabilité de couverture pour faire passer les plus ou moins values par le compte de résultat qui sera neutralisé par les pertes ou gains symétriques de la couverture, ceux ci passant toujours par le compte de résultat.
Bonne continuation !
Elias, le 14/08/2009 a écrit :
Monsieur;
Ma question porte sur la prime de contrôle en fusion acquisition. La notion:la prime de contrôle est toujours entre 20% et 30% de la valeur me parait incoherente. Pour moi, cette prime pourrait être plus importante pour les entreprises mal gérées et peu importante pour des entreprises bien gérées.QUE PENSEZ-VOUS?
Je vous remercie pour votre aide
Bien cordialement
Merci de votre question intéressante.
Est il légitime de payer 20 ou 30% plus cher pour prendre le contrôle d'une entreprise mal gérée et qui perd de l'argent et dans laquelle il faut financer un plan de restructuration ? A contrario une entreprise bien gérée sera généralement bien valorisée par les marchés financiers mais lorsque les synergies attendues sont très importantes, ajouter 20 ou 30% de plus sur le prix permet de préempter l'actif rapidement et de mettre en oeuvre ces synergies si l'état du marché est favorable. Certes cela suppose que l'acquéreur sera à même non seulement de délivrer le business plan initial mais également de l'améliorer des synergies attendues.
Je crois qu'il est difficile d'établir un lien direct entre le niveau de prime de controle et la rentabilité de l'entreprise au moment du deal tant chaque cas est particulier.
Le lien réside dans la valeur actuelle des synergies attendues dont une partie est rétrocédée aux vendeurs pour les inciter à céder leurs titres à l'acquéreur.
Bonne continuation
dan, le 26/03/2009 a écrit :
Bonjour Franck,
Je suis extrêmement intéressé de connaitre votre opinion sur l’importance et le rôle des systèmes ‘d’informations au sein des différentes opérations de fusion-acquisition, en due-diligence et post-deal ?
Comme retour d’expérience de votre part, - Est-que les directions générales (et/ou le conseil d’administration), dans différentes secteurs d’activité, intègre dans la phase de due-diligence les systèmes d’information ?
Merci !
Bonjour
C'est une bonne question. En pratique, je dois dire que peu de temps et de moyens humains ou financiers sont consacrés à ce sujet en due diligence. Cependant, dans le domaine des institutions financières (banques, assurances), ce domaine fait partie des points de sensibilité des due diligence, notamment pour le passage en Bale II sur la mesure des risques opérationnels. En post deal, ce sujet est souvent bien suivi car les systèmes d'information doivent pouvoir se parler rapidement sinon le rapprochement a toute chance d'être un échec !
Bonne continuation
Philippe, le 27/02/2009 a écrit :
Bonjour Franck,
Ma dernière question portait sur le coût du capital dans le textile que j'ai finalement évalué à 10% (avant calcul du CMPC). Néanmoins, je me rend compte que dans ce secteur où l'accés au crédit est difficile (même hors crise), certaines entreprises n'ont pas d'endettement et même une trésorerie positive. Dans ce cas, peut on dire que le CMPC est égal au coût des fonds propres (10%), car il me semble qu'il serait possible de rendre l'excédent de trésorerie aux actionnaires pour optimiser l'actif économique. Autrement dit, cette trésorerie aurait un coût caché.
En restituant la trésorerie aux actionnaires, on peut améliorer la rentabilité économique, et si en plus on utilise judicieusement l'effet levier de la dette on arrive à un ROCE supérieur au CMPC.
Merci par avance pour votre aide.
Philippe,
Non seulement, selon votre analyse, le wacc est égal au cout des capitaux propres mais on peut même considérer que le cash structurel qui figure au bilan est tel que les actionnaires acceptent une rémunération moins élevée que celle qu'ils auraient légitiment exigée compte tenu du risque de l'actif économique en l'absence de cash structurel. Cependant dans le cas du secteur textile qui présente un risque opérationnel élevé, on peut comprendre que le cash au bilan constitue un choix prudent de la part des actionnaires et j'aurais tendance à négliger cet effet en prenant wacc=kcp. 10% me parait un peu faible dans les conditions actuelles de marché.
Bonne continuation
SINNESAEL, le 01/02/2009 a écrit :
Bonjour Franck,
Au regard de cette équation concernant le coût du capital : Kf + Beta x ( Km - Kf) , quel serait selon vous la meilleure hypothèse pour établir un coût du capital dans l'industrie textile ?
Je n'inclus pas la distribution mais simplement les étapes en amont (hors récolte de la matière première) soit : Filature, tissage, bonneterie,ennoblissement.
Il est difficile de trouver des informations sur le sujet car ce secteur n'a quasiment pas accés au marché boursier.
J'avais pensé prendre un taux sans risque (Kf) de 4% , un risque de marché (Km) autour de 10% et un Beta de 1,2 car l'activité est risquée.
Dans cette hyptothèse on obtiendrait un coût du capital autour de 11%. Qu'en pensez vous ?
Je vous remercie par avance pour votre aide.
Bien cordialement
Dans les conditions de marché actuelles, et en l'absence d'endettement, votre 11% n'est pas choquant mais je vous rappelle que,selon la théorie financière, le wacc doit rémunérer la sensibilité au risque systématique (conjoncture, devises, matière première...) et non le risque intrinsèque qui doit être appréhendé par l'utilisation de scénarios dans les flux, notamment dans le DCF.
(cf p122 de la 2nde édition de Fusions Acquisitions)
Enfin je vous signale que le groupe Chargeurs constitue un comparable intéressant notamment pour le calcul du ß.
Bonne continuation
gregory, le 21/01/2009 a écrit :
Bonjour,
Les RMBS sont-ils en tant que tel des actifs toxiques ?
Merci
Il s'agit de tranches senior de financement de véhicules de titrisation de crédit immobilier censées resister à un taux de défaut important et des scénarios de stress.
Selon la nature du sous-jacent (localisation géographique, type d'actifs financés, niveau de risque du crédit immobilier), un RMBS peut néamoins présenter un niveau de risque important dans un bilan bancaire. La valeur de marché de ces actifs a considérablement diminué depuis la crise des sub-prime notamment du fait d'une quasi absence de liquidité.
Philippe, le 02/01/2009 a écrit :
Bonjour Franck,
Actuellement étudiant en Mastère GEFI HEC, j’ai pu suivre vos cours lors du premier et du dernier module.
Je dois réaliser une thèse professionnelle à soutenir fin avril. J’ai opté pour la création de valeur dans le textile et plus particulièrement dans le secteur géographique de Roubaix Tourcoing.
Ma question est essentiellement la suivante et je vous remercie par avance pour votre réponse :
Que risque à moyen long terme une entreprise qui ne crée pas de valeur (ROCE supérieur au CMPC) ?
Bonsoir,
J'imagine que vous voulez dire ROCE inférieur au Wacc
Le principal risque d'une entreprise dont la rentabilité est durablement inférieure au wacc est la baisse de sa valorisation à un niveau très inférieur à son actif économique comptable en raison du désintérêt progressif de ses actionnaires (cf Chargeurs). Non contrôlée, elle peut alors être l'objet d'une OPA destinée à vendre l'actif économique par morceaux en s'appropriant la décote.
Si la société est endettée et que le ROCE devient inférieur au cout de la dette, l'effet de levier joue à l'envers et la société ne dégage plus assez de résultat d'exploitation pour couvrir ses frais financiers dont le taux ne bénéficie plus de l'effet fiscal de l'économie d'impot...
Bref cette situation n'est pas viable à moyen long-terme !
Bonne continuation
gregory, le 05/10/2008 a écrit :
Lorsqu'une entreprise rentable non cotée , dispose d'un fort excédent de trésorerie, mais ne crée pas de valeur pour ses actionnaires, la théorie financière veut qu'on mette en place un rachat d'actions (plus intéressant fiscalement qu un versement de div), or étant non cotée cela n'est pas possible.
Il reste donc la possibilité de faire un versement de dividende (exceptionnel ou non), or la fiscalité applicable (29% me semble t il), plus l'ISF si ce versement vient gonfler le patrimoine du chef d'entreprise au delà des 770 000 euros, rend finalement la démarche inefficace, et mieux vaut donc en l'absence d'opportunité d'acquisitions conserver cette trésorerie certes fort peu rémunératrice mais néanmoins plus rémunératrice que le cout fiscal que générerait un versement de dividendes, qu'en pensez vous?
Le dividende étant imposé à l'IRPP, il est vrai que le versement de dividendes a un cout fiscal pour l'actionnaire. Mais, tout dépend de son cout d'opportunité : s'il dispose d'opportunités d'investissement dont la rentabilité est importante alors il vaut mieux payer de l'impot et les saisir ! Une bonne décision financière doit intégrer son coût fiscal mais la fiscalité ne doit pas prendre le pas sur la finance...
De façon générale, le cout fiscal est moins lourd lorsque la société est détenue par une société soumise à l'IS. En tant qu'holding animatrice elle pourra en outre bénéficier d'une réduction d'ISF.
louis, le 08/09/2008 a écrit :
Bonjour,
une société A imposée à l'IS détient un portefeuille de marques et autres droits de la propriété industrielle. Lesdits droits ont été "produits" par la société A.
Ladite société souhaite effectuer un apport partiel d'actif à une société B à créer (IS également) car un industriel est prêt à rentrer à ses cotés dans cette 2eme structure fillialisée (A conserve 51% de B), valorisant ledit portefeuille à un tout autre niveau que le simple niveau comptable de A.
Question : Comment valoriser l'apport de A à B (a priori "apport à l'envers" selon le CNC) autrement qu'à la simple valeur des comptes de A ?
Sachant que l'actif net de A sera insuffisant pour libérer le capital "à juste valeur", la dérogation du CNC est elle possible pour apporter en valeur réelle les actifs ?
Merci
Votre question est plus comptable que financière et je vous encourage à vous rapprocher d'une expert comptable. Cela dit, si l'apport à B est suivi de l'entrée de l'industriel à un niveau de prix qui valorise les apports à leur valeur de marché, je vois mal le commissaire aux apports ne pas en tenir compte dans ses travaux et donc retenir la valeur de marché pour le premier apport.
Bonne continuation
F. CEDDAHA
julien, le 17/03/2008 a écrit :
Bonjour Monsieur,
Je m'appelle Julien et je suis un etudiant de Paris 1 la Sorbonne en finance d'entreprise!!
Cette annee, j'effectue une cesure dans une entreprise " specialisee dans le financement credit bail en australie , a sydney exactement ( je suis stagiaire en tant qu' analyste credit).
Etant un lecteur de votre ouvrage "Fusions Acquisitions" je me permets de vous adresser ce mail afin de vous poser la question suivante.
En effet et je ne vais pas vous le cacher , il s'agit d'un des trois sujets au choix pour postuler au Master 225 Ingenierie financiere de Paris Dauphine.
le sujet est le suivant: " les difficultes de financement des LBO du fait de la crise des subprimes ont-elles un impact sur l'evaluation des cibles?"
J'y ai deja assez longuement reflechi: voici mes idees :
- montage des LBO : comment cela fonctionne...
- defiance des agence de credit avec l'abaissement des notes de rating donc avec un durcissement des conditions de credit pour les fonds de LBO etc.
- augmentation des taux d'actualisation qui abaisse la net present value.
-faire un resume de ce qui s'est passe sur le credit crunch depuis juillet 2007
Serait il possible dans la mesure de vos possibilites de me donner des references sur le sujet , des ouvrages a consulter ( l'anglais n est pas un probleme sachant que je suis a sydney) ou toutes autres sources d'informations?
Merci de votre comprehesion
Tres cordialement
Julien
Merci infiniment et pardonnez moi pour les accents mais je suis sur un clavier anglo-saxon.
Bonjour Julien et bravo pour votre stage à Sidney.
Le sujet de la corrélation entre la valeur et les spreads de crédit n'est pas nouveau et je vous encourage à lire les travaux de Catherine Lubosinski sur ce sujet qui démontre que les valorisations boursières sont très liées aux spreads de crédit qui sont eux même une mesure de la perception du risque par les créanciers.
De nombreux investisseurs obligataires d'une société prennent une position inverse sur le marché action de cette même société, les pertes liées à la hausse des spreads étant compensés par les gains sur actions vendues . Pour les LBO (en général non cotés) cet effet existe mais il est moins quantifiable.
Bon courage dans vos recherches.
Thomas, le 14/09/2007 a écrit :
Bonjour monsieur,
je me permets de vous écrire car j’ai quelques questions auxquelles je ne parviens pas à répondre:
1. Dans votre ouvrage, page 125, il est écrit: “Dans un secteur d’activité donné, il n’y a aucune raison de changer de ’Bêta E’ puisque la sensibilité au risque systématique sera la même .“
Je ne comprends pas bien ce que cela veut dire et ce que cela implique...
En effet, deux entreprise du même secteur n’ont pas nécessairement le même le Bêta E puisqu’elles ont des Actifs economiques différents à priori...
2. Je m’interrogeais aussi sur la création de valeur.
Dans la plupart des cas, pour une entreprise donnée, on observe que le ROCE est différent du “TRI Enterprise Value“ (free cash flows du DCF et investissement initial = prix payé aujourd’hui en termes d’EV) et différent aussi du TRI définit comme la somme des TRI des projets d’investissements de cette entreprise.
Cependant, le WACC reste bien le coût plancher auquel on compare le TRI d’un projet pour savoir s’il sera rentable.
Je voulais donc savoir, quand peut-on dire qu’il y a création de valeur ? Lorsque ROCE>WACC ou TRI>WACC ?
3. Enfin, quelle est la différence fondamentale entre ROCE et Roce ? Pour le Roce, on anticipe simplement les ReX pour les années à venir ?
Merci d’avance de vos réponses.
Cordialement.
1. le ße d’une entreprise représente la sensibilité de la valeur d’entreprise aux variations du risque systématique. Dans un secteur donné comme le luxe , les entreprises sont sensibles aux mêmes facteurs pouvoir d’achat, parité euro/dollar...dans les mêmes proportions et ce quelle que soient la taille respective et la composition de leur actif économique.
2.Je ne suis pas sur de comprendre votre notion de TRI ENtreprise Value. La différence entre la valeur actuelle des flux futurs d’une entreprise et le prix payé n’est pas un TRI mais une VAN qui peut être positve du fait de la mise en oeuvre des synergies industrielles et commerciales qui n’étaient pas anticipé dans le business plan stand alone de la cible. Il y aura bien création de la valeur. De l’autre côté l’ensemble des investissement fait par l’entreprise ont des TRI respectifs dont on trouve le reflet en calculant la rentabilité économique de l’ensemble de l’entreprise. Ils peuvent avoir des wacc différents car leur risque est différent compte tenu de leur nature ou de leur implantation géographique.En revanche la wacc du groupe est unique puisqu’il est imposé par les pourvoyeurs de fonds de l’entreprise compte tenu de leur perception globale des risques opérationnels et financiers.
3. Non ! le roce est la rentabilité attendue sur les prochaines années compte tenu des investissements programmés; Il ne s’agit donc pas seulement de la séquence des Rex mais il faut mettre en regard les investissements et amortissements futurs ainsi que la variation du BFR.